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Derrière Son Dos

(Episode 1 d’un « fouilleton » écrit par Dianne Romain après d’avoir vu trop d’épisodes de PBLV)

Moi, je suis épuisée. (Elle porte une chemise de nuit rose et se repose sur une chaise longue blanche et moelleuse. Il y’a une boîte noire de chocolats et un miroir sur une petite table à côté de la chaise.)

Toi! Tu déconnes. (Dans la cuisine derrière le salon, il est sur un petit trampoline. Il fait de l’exercice en faisant la vaisselle.) C’est moi qui fais tout. (Il saute du trampoline pour sortir la lessive de la machine.)

Arrête! C’est moi qui devais de faire des conneries.  Qui a empoisonné le voisin, ce méchant qui jouait toujours la musique trop forte? (En s’apitoyant sur son sort, elle soulève le miroir pour se voir.)

Ça n’était pas trop difficile. (Il accroche ses chemises, toutes roses, sur une barre de fer en arrêtant de temps en temps pour faire tractions.) Il aimait les chocolats–(à voix basse) comme toute ta famille.

(Elle l’a entendu y s’assoit.) Donc tu crois que c’était vrai ce que il m’a dit. Que il était l’enfant que j’ai avorté il y a 18 ans? (Elle soulève la boîte de chocolats.)

Pas de tout. (Il tire une petite photo de sa poche et le donne une bise.) Ne t’inquiète pas.

(Elle tombe en arrière.) Mon seul fils, mon pauvre chou chou.

Tu es folle. (Il approche le salon sans bruit pour la voir sans qu’elle sache.)

C’est moi, moi-même qui l’a tué.  (Elle prend un morceau de chocolat.)

(Il ouvre son portable pour envoyer un texto.)

(Une jolie jeune femme ouvre silencieusement la porte de devant et entre sur la pointe des pieds.)

Mon dieu ! (La femme crie.) Mes pieds se sentent engourdis.

(Quand il voit que sa femme commence à souffrir les effets du poison, il s’approche de la jolie femme.) Comme je t’ai dit. (Il enlace la jolie femme.) C’est moi qui fais tout.

(Sa femme soulève le miroir pour le voir et frappée d’horreur tombe morte.)

Gratitud, A Thanksgiving, and Gratitude: A poem in Spanish, English, and French

Gratitud
Por Diana Romain
Translation from English by Lirio Garduño

Estoy agradecida que no tener más de lo que tengo. No más libros,
no más plantas, no más casas,
una cuenta de banco
no más grande,
no más amigos, no más arrugas
ni más enfermedades.

Estoy agradecida, tambien, de tener todo lo que tienes tu,
porque somos uno.
Comparto tu riqueza y tu probeza. Tus grandes sentimientos
y tus pensamientos mezquinos
son mios.

A ti que ya estás iluminado
te agradezco,
porque no tengo más que dejar
el yo para encontrarte. Contigo
los dificultades del pasado
me sueltan.
Se huyen a solas o se quedan,
no importa,
porque se mezclan con toda
la abundancia del universo
y el sufrimiento,
mucho más grande del que yo alguna vez tuve.

Cuando me meto la mano
en un arroyo de agua centelleante,
pase lo que pase, no puedo
contener el agua en la mano.
Por qué no gozar el verla
relucir entre mis dedos.

A Thanksgiving
By Dianne Romain

I am grateful I have
no more than I have.
No more books, no more plants,
no more houses,
not a larger bank account,
no more friends,
no more wrinkles,
no more illnesses.

I am grateful, too, that I have
all you have, for we are one.
I share in your wealth
and in your poverty.
Your large hearts or petty thoughts are mine.

To you who are enlightened
I am grateful,
for I need do no more than let go of my self to find you. With you the troubles of the past
lose their hold.
They flee on their own or linger, so what,
for they merge with all
the bounty of the universe
and the sufferings,
so much greater than what I called my own.

When I dip my hand
into a stream of sparkling water,
try as I might, I cannot hold
the water in my hand,
so why not take joy in watching it
shimmer through my fingers.

Gratitude

Dianne Romain, with editorial advice from Lirio Garduño and Jean Pierre Buono

 Je suis reconnaissante de n’avoir pas
plus que je ne possède
Pas plus de livres
Ni plus de plantes
Ni plus de maisons
Ni de plus gros compte en banque
Ni plus d’amis
Ni plus de rides
Ni plus de maladies.

Je suis reconnaissante aussi
D’avoir tout ce que vous avez,
Car nous sommes un seul esprit.
Je partage votre richesse et votre misère.
Vos bons cœurs et vos pensées mesquines
Sont les miens.

À vous qui êtes éclairés
Je suis reconnaissante
Parce que je n’ai rien de plus à faire
Que de perdre mon moi pour vous trouver.
Avec vous les difficultés du passé lâchent prise.
Elles s’enfuient toutes seules
Ou persistent. Cela ne fait rien.
Car elles confluent avec la munificence de l’univers
Et les souffrances bien plus grandes que
Celles que j’appelle miennes.

Quand je trempe mon bras dans un ruisseau étincelant
Qu’importe comment je m’y prends
Je ne peux retenir l’eau dans ma main.
Alors pourquoi ne pas prendre du plaisir
À la voir miroiter entre mes doigts.

Some haiku, Quelques haïkus, Algunos haikus

Lounging in clay pots
petunias, their blossoms white,
dream of moonlight’s kiss.

Dans un pot d’argile
pétunias en robe blanche
rêvent de clair de lune.

Pétalos blancos
en masetas de barro
besan la luna.

By Dianne Romain

French and Spanish by Dianne, too, with editorial help from Lirio Garduño